Plateformes agréées

Le média de la facture électronique · mise à jour du 25 octobre 2026

Guide

Sans plateforme publique, comment juger une offre de facturation gratuite

L'État ne fournit pas de plateforme gratuite de facturation électronique : depuis le 15 octobre 2024, le projet public est recentré sur l'annuaire des destinataires et la collecte des données 1. Toute entreprise doit pourtant recevoir ses factures électroniques par une plateforme agréée depuis le 1er septembre 2026 2.

La rédaction · Publié le · 5 min de lecture

Sur cette page
  1. Ce que l'État a décidé
  2. Ce qui reste gratuit
  3. Le cas d'un cabinet de traduction
  4. Lire une offre sans abonnement
  5. Ce que coûte l'absence de plateforme
  6. Comment le site présente les offres
  7. Questions fréquentes
  8. Sources

En bref

  • L'État ne propose pas de plateforme de facturation : il tient l'annuaire et collecte les données 1.
  • Recevoir et émettre passe obligatoirement par une plateforme agréée 3.
  • Le prix dépend de chaque plateforme, gratuite ou non.
  • Une offre gratuite se juge sur ce qu'elle couvre : réception, émission, e-reporting, archivage.

Ce que l'État a décidé

Le projet initial prévoyait un portail public de facturation 4. Le 15 octobre 2024, le gouvernement l'a recentré sur deux outils : un annuaire des destinataires, indispensable aux échanges entre plateformes, et un concentrateur qui transmet les données à l'administration 1.

L'État s'y disait « pleinement confiant » dans la capacité des plateformes à proposer des offres couvrant les besoins de toutes les entreprises 1. Ce recentrage a été entériné par la loi de finances pour 2025 4. Depuis la loi de finances du 19 février 2026, l'émission, la transmission et la réception des factures électroniques passent par une plateforme agréée 3.

Le coût des offres est revenu au premier comité de suivi, le 8 octobre 2026 : les organisations professionnelles y ont évoqué « la lisibilité et le coût des offres » 8.

Ce qui reste gratuit

  • L'annuaire de la facturation électronique, tenu par l'Agence pour l'informatique financière de l'État : il indique la plateforme qui reçoit les factures d'une entreprise 5 7.
  • Le test de service-public « Évaluer son obligation de facturation électronique », qui indique les obligations applicables à une entreprise 5.
  • Le numéro national d'assistance, le 0 806 807 807, présenté comme un service gratuit, au prix d'un appel 2.
  • L'annuaire des plateformes agréées de ce site et son fichier, réutilisable sous licence CC BY 4.0.

Le cas d'un cabinet de traduction

Prenons un cabinet de traduction de deux personnes, en SARL. Depuis octobre 2026, il reçoit des factures électroniques de fournisseurs qui sont de grandes entreprises. Il cherche une offre sans abonnement.

Ses besoins se lisent dans le calendrier. Il doit recevoir dès maintenant, puis émettre à partir du 1er septembre 2027, comme toute micro-entreprise 2. Ses clients établis à l'étranger relèvent de l'e-reporting, à la même date 2 5. Une offre limitée à la réception lui suffit pour 2026 : il devra la compléter ou en changer avant le 1er septembre 2027.

Avant de chercher, il consulte l'annuaire de la facturation électronique : une plateforme est peut-être déjà rattachée à son SIREN 7. Il le vérifie avant de s'inscrire ailleurs.

Lire une offre sans abonnement

  1. Le statut : la plateforme figure-t-elle sur la liste de la DGFiP, ou la solution est-elle raccordée à une plateforme agréée 5 ?
  2. Le périmètre : réception seule, ou aussi émission et e-reporting.
  3. Les limites : nombre de factures, nombre d'utilisateurs, durée de la gratuité.
  4. Les formats : CII, UBL ou le format mixte, qui associe un PDF/A-3 et un fichier XML 6.
  5. L'archivage : les factures électroniques se conservent six ans 2. Si l'offre ne les garde pas, l'entreprise s'en charge.
  6. La sortie : le changement de plateforme est possible à tout moment, et l'ancienne assure certains services pendant un an 5.

Le guide du choix d'une plateforme agréée détaille ces points et les questions à poser à l'éditeur.

Ce que coûte l'absence de plateforme

Ne rien choisir n'est pas gratuit. Une entreprise sans plateforme agréée pour recevoir ses factures est d'abord mise en demeure de se conformer sous trois mois 3. Si rien ne change, l'amende est de 500 €. Une seconde mise en demeure restée sans effet porte l'amende à 1 000 €, puis 1 000 € de plus après chaque nouvelle période de trois mois.

Le ministre de l'Action et des Comptes publics a annoncé qu'aucune entreprise ne serait sanctionnée avant la fin de l'année 2026 8. Toutes les dates figurent sur le calendrier de la facture électronique.

Comment le site présente les offres

Chaque fiche de plateforme affiche un champ « Offre gratuite », relevé sur les pages publiques de l'éditeur avec sa date. Un éditeur qui ne publie rien est signalé : « non publié par l'éditeur ».

Le classement des plateformes agréées compte la publication d'un prix, pas son montant : un prix d'entrée de 0 € y compte comme un prix publié. Le champ « Offre gratuite » ne rapporte aucun point à lui seul. Les critères et les poids sont décrits sur la page méthode du classement.

Questions fréquentes

Existe-t-il une plateforme publique gratuite pour la facture électronique ?

Non. Le 15 octobre 2024, le gouvernement a recentré le projet public sur l'annuaire des destinataires et sur le concentrateur qui transmet les données à l'administration 1. Ce recentrage a été entériné par la loi de finances pour 2025, selon l'Agence pour l'informatique financière de l'État 4. Les factures passent par les plateformes agréées immatriculées par la DGFiP 3.

Une offre gratuite suffit-elle pour être en règle ?

Elle suffit si elle vient d'une plateforme agréée, ou d'une solution compatible raccordée à l'une d'elles 5. Elle doit aussi couvrir ce que la réforme impose à l'entreprise : la réception, puis l'émission à sa date, et l'e-reporting si elle vend à des particuliers ou à l'étranger. Le prix n'entre pas en compte dans la conformité.

Peut-on changer de plateforme si l'offre gratuite devient payante ?

Oui, à tout moment. La nouvelle plateforme fait enregistrer le changement dans l'annuaire, au plus tard 15 jours ouvrables après l'accord de l'ancienne ou la fin du délai dont celle-ci dispose pour s'y opposer 5. L'ancienne continue d'assurer certains services pendant un an, pour que les factures continuent d'arriver. Elle transmet aussi à la nouvelle, à la demande de l'entreprise, les informations utiles à la continuité dans un délai de 5 jours ouvrés.

Un PDF envoyé par e-mail reste-t-il une facture valable ?

Pour un client professionnel établi en France, plus à partir de la date d'émission de l'entreprise : 1er septembre 2026 ou 1er septembre 2027 selon sa taille. La facture doit alors passer par une plateforme agréée, en CII, en UBL ou dans un format mixte qui associe un PDF/A-3 et un fichier XML 6. Les factures aux particuliers ne sont pas concernées.

Où trouver les offres gratuites des plateformes agréées ?

Sur les fiches de l'annuaire du site, au champ « Offre gratuite », relevé sur les pages publiques de chaque éditeur avec sa date. Quand l'éditeur ne publie rien, la fiche l'indique : « non publié par l'éditeur ». La liste des plateformes reprend celle de la DGFiP.

Méthode et limites
  • Le cas du cabinet de traduction est un exemple construit pour illustrer les règles, pas un témoignage.
  • Ce guide ne cite aucune offre : les conditions des offres gratuites changent et vivent sur les fiches, datées.
  • Ce guide décrit les règles générales. Pour un cas précis, l'interlocuteur reste l'administration fiscale.

Comment ces pages sont préparées, datées et corrigées : méthode et corrections.

Sources

  1. Ministère de l'Économie et des Finances, communiqué n° 010, « L'État accompagnera la généralisation de la facturation électronique entre entreprises » (15 octobre 2024), presse.economie.gouv.fr, consulté le 24 octobre 2026.
  2. Service-public Entreprendre (DILA), « Facturation électronique : c'est pour bientôt ! » (publié le 19 janvier 2026, mis à jour le 27 février 2026), entreprendre.service-public.gouv.fr, consulté le 24 octobre 2026.
  3. Légifrance, loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026, article 123, legifrance.gouv.fr, consulté le 24 octobre 2026.
  4. Agence pour l'informatique financière de l'État (AIFE), « Facturation électronique interentreprises », aife.economie.gouv.fr, consulté le 24 octobre 2026.
  5. Service-public Entreprendre (DILA), « Comment se mettre en conformité avec l'obligation de facturation électronique ? » (vérifié le 7 août 2026), entreprendre.service-public.gouv.fr, consulté le 24 octobre 2026.
  6. Légifrance, arrêté du 27 juillet 2026 relatif à la généralisation de la facturation électronique, legifrance.gouv.fr, consulté le 24 octobre 2026.
  7. Service-public Entreprendre (DILA), « Consulter l'annuaire de la facturation électronique » (outil de l'AIFE), entreprendre.service-public.gouv.fr, consulté le 24 octobre 2026.
  8. Ministère de l'Action et des Comptes publics, communiqué « Facturation électronique : le premier comité dresse le bilan du déploiement et engage la préparation de 2027 » (9 octobre 2026), presse.economie.gouv.fr, consulté le 24 octobre 2026.

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